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Elles sont enfin arrivées, éclatantes, en forme de rose de porcelaine accrochées aux lagunarias qui bordent deux importantes avenues d’El Jadida…D’abord, l’avenue Mohamed Errafi, qui va de la Radeej à la Grande Poste, en passant par l’hôtel de Provence et la chambre de commerce . D’où part l’autre avenue plantée de lagunarias, l’avenue Ibn Kaldoun qui mène au square Hassan II. C’est aux abords de l’été, et surtout en juin, que survient la belle époque pour la floraison nacrée de cet arbre dont les branches vont chatouiller les balcons des immeubles voisins….
C’est un arbre originaire de l’île de Norfolk, en Australie. On l’appelle aussi l’Ibiscus de Norfolk, ou l’ibiscus d’Australie. Il fait partie en effet des malvaceae, comme l’ibiscus de nos cités, mais aussi la mauve ou la guimauve …Toute une famille cosmopolite. On trouve beaucoup d’arbres à El Jadida originaires de cette île du Pacifique…D’ailleurs, il faudrait penser à jumeler Norfolk à la capitale des Doukkala, tant elle a fourni de végétaux à la province, avec, en première place, l’arbre emblématique de la ville, l’Araucaria...Et puis, ça serait un voyage intéressant ! Pensez, une île perdue dans l’océan Pacifique, entre l’Australie et les Iles Fidji, à un millier de kilomètres au sud de la Nouvelle Calédonie…Bref à l’autre bout du monde !.... et même de l’autre côté de la terre ! Rêvons !
Ces deux avenues ont été plantées dans les années 80 par un paysagiste original, qui travaillait en ces temps-là pour la municipalité d’El Jadida. Il en a également égrené quelques spécimens dans les parcs de la ville. Il faut dire que c’est un bel arbre, toujours vert, vert olive même, qui a trouvé ici un terrain et un climat adaptés à sa façon de vivre. De l’eau à volonté et une température modérée….
De plus, il ne craint pas les embruns marins. Facile à vivre aussi, puisqu’il monte tout seul, parfois jusqu’à 10 mètres, sans qu’on n’ait trop à s’occuper de lui. Encore que l’on a pu remarquer, au printemps, des acariens qui noircissaient les feuilles ;il est aussi victime, sans doute, de l’agression de la circulation automobile, notamment dans l’avenue Errafi. Mais il se venge bien ! Car le lagunaria a un système radiculaire important, qui lui permet d’aller tirer l’eau de la nappe phréatique presque à fleur de sol dans cette partie de la ville. Mais ses racines sont si puissantes qu’elles ont raison des trottoirs qu’elles torturent et des caniveaux qu’elles malmènent ! Allez voir ! Et puis, lorsque la floraison est terminée, des petites capsules apparaissent, avec des graines d’un beau rubis. Mais attention, qui s’y frotte, s’y pique .Ou plutôt s’y gratte. Essayez de passer dessous, en ce moment, en col ouvert et bras de chemise !….Et pensez aux habitants de ces immeubles, avenue Ibn Khaldoun, qui doivent avoir leurs balcons bien arrosés de ces poils à gratter.
Mais la plus belle des roses n’a-t-elle pas aussi des épines ! 
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ho ! mais il est de retour sur ce site notre ami Michel !
Je me disais : mais où est-il parti ?
Nous laissant sans nouvelles des arbres et des fleurs de cette ville ?
Et d'autres curiosités de ce pays.
Contente encore et toujours de te lire moi qui souvent laisse ma voiture sous ces arbres.
j'apprends encore quelque chose et me voilà ravie et surtout de savoir qu'il va falloir faire gaffe à la fin de la floraison !
Y'a encore dans cette ville des tas de belles fleurs dans les jardins privés dont je serais curieuse de connaître leur noms et leur histoire. Tu l'auras compris j'attends la suite avec impatience. Cordialement.