|
Par monts et par vaux, on ne fait que courir,
Cherchant par tous les moyens à s'affranchir
De ce qui fait souffrir. On exhale un soupir
En misant sur l'effort colossal à fournir.
Quand la source tarie n'a plus rien à offrir,
L'autruche dresse ses ailes pour déguerpir :
« Quiconque sait vivre et s'unir
Se laisse mourir sans frémir ni sans coup férir ».
Ah ! Courir sans réfléchir peut anéantir
L'immense désir d'agir, de découvrir
Et de choisir le bled perdu où atterrir,
Même s'il y a des chances d'y réussir !
Mieux vaut tenir bon pour finir et s'en sortir,
Car le vide autour des voies à parcourir
Hante les leaders d'opinions à mûrir
Et les spationautes désireux d'amerrir.
Au risque de périr dans le pur plaisir,
A quoi peut servir de s'enquérir du souvenir
Sans bannir les verbes avilir, haïr, salir,… ?
Surtout si on ne sait point se polir sans pâlir.
Les chevaux, les lévriers sont prêts à bondir.
Quand les uns se donnent tout le temps pour hennir,
Les autres ont peur de ceux qui vont les accueillir,
Car tout dépend des performances à obtenir.
A toutes jambes, on ne cesse de partir
Vers tous types de spectacles et applaudir
A l'odeur de viandes en train de rôtir
Sans avoir à cogner à l'huis avant d'ouvrir. 
|
Merci et bravo Ssi Ettalibi, pour ce joli poème. Toujours égal à vous même. Que Dieu vous préserve.