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Actualits El Jadida // Arts et Culture

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Ajout le 30 Mars 2008
Par le membre eljadida.com

 

El Jadida - Mazagan : Histoire consulaire

 

Auteur : Mustapha Jmahri (Chercheur, membre de lUnion des Ecrivains du Maroc)

Eljadida.com

 

 

 

Par son petit port naturel, El Jadida était la porte du Maroc et donc la ville la mieux ouverte a l Europe. Centre de négoce, cette ville avait attiré dés la fin du 18ème siècle plusieurs puissances notamment européennes. Cette présence étrangère, se matérialisa et s intensifia au 19ème siècle, sous différentes formes : commerce, association agricole, système de protection, lieux de culte, service postal et représentation consulaire.

Trois raisons essentielles ont été a l origine de l implantation des représentations consulaires a El Jadida :
1- L accroissement de la population étrangère (de 140 européens en 1876 a 2000 en 1926),
2- L importance économique de la ville et de son arrière-pays réputé parmi les plus riches régions du Maroc,
3- L activité florissante d import- export a partir du port d El Jadida considéré, a l époque, comme le 2ème port du Maroc après Tanger.

L installation des premières représentations consulaires dans la ville remonte aux années trente du 19ème siècle. Il s agit de celles d Espagne, d Angleterre, de Sardaigne et de Toscane qui seront suivies par d autres nations.

La majorité des agents consulaires en poste a El Jadida étaient de grands propriétaires ou des négociants établis dans la ville depuis des dizaines d années ou qui même y étaient nés. On trouve parmi eux des Anglais, des Italiens, des naturalisés et quelques Marocains de confession juive. Certains titulaires de postes consulaires tels Octavius Stockes, Daniel Maden, l Anglais Alfred Redman et l Italien Alberto Mortéo représentaient plus d un pays a la fois.

A l époque, ces agents consulaires, du fait, de leur rang social, diplomatique et en vertu même des traités, s immisçaient dans les affaires courantes de la ville. Ils exerçaient, par exemple, une surveillance directe sur le service des barcasses au port d El Jadida et intervenaient, a travers le Conseil local de Santé, dans le contrôle sanitaire des navires entrant au port. Ils organisaient même le service de balayage et d éclairage des rues de la cité.

Au début de leur installation, et n étant pas, en majorité, des consulats de carrière, les bureaux des représentations consulaires se trouvaient dans les propres maisons des agents consulaires a l intérieur de la Cité portugaise. Ce n est que vers la fin du 19ème siècle, que quelques représentations s installèrent en dehors des remparts. A titre d exemple, le consulat d Espagne, consulat de carrière, disposait d un siège propre hors de la cité dans l endroit devenu récemment Complexe culturel municipal.

Au total, une quinzaine de pays avaient un représentant a El Jadida : la France, le Portugal, l Espagne, l Italie, la Grande Bretagne, l Autriche, l Allemagne, la Belgique, le Danemark, la Suède, les Pays- Bas, les Etats- Unis d Amérique et le Brésil, sans oublier la Norvège et la Hongrie. La Norvège était représentée par la Suède, car ces deux pays formaient une union au sein des Royaumes Unis de Suède et de Norvège. La Hongrie, quant a elle, était représentée par l Autriche au moment ou elle était unie a celle- ci au sein de l empire austro- hongrois. Le Royaume de Sardaigne, constitué de 1720 a 1860 avait un représentant a El Jadida en la personne de Pietro Montanaro. Alors que la Toscane, avait installé sa représentation dans la ville en 1835.

Prenons maintenant, le cas du Portugal. Ce pays avait ouvert a El Jadida un vice- consulat dès les années soixante du 19ème siècle. Le premier titulaire du poste fut Tito Bianchi en 1862. Originaire de Madère, il était négociant et en même temps vice- consul de Suède. Il fut remplacé par Miguel do Castro a partir de 1865. Ce dernier, converti a l Islam prit le nom de Mohamed Laalej, mais il dut être relevé de ses fonctions. Avant 1884, le Gibraltarien Peter Netto représenta le Portugal dans la ville. Il fut remplacé par un Portugais très connu a l époque a El Jadida Joao José Alfarra.

Outre les liens historiques entre le Portugal et le Maroc, les relations commerciales entre les deux pays, par l intermédiaire du port, justifiaient amplement cette présence consulaire. Entre 1871 et 1875, par exemple, 125 navires portugais sont entrés au port d El Jadida contre 242 pour la France et 10 pour la Belgique.

Les commerçants portugais aussi dont certains faisaient fonction de vice- consuls embauchaient, pour leurs affaires commerciales, des courtiers ou commis marocains. Entre 1863 et 1900 une vingtaine de courtiers marocains musulmans et juifs travaillaient pour le compte de commerçants portugais.

Au 20ème siècle, cinq vice-consuls portugais ont été nommés a El Jadida jusqu a la fermeture du vice- consulat vers 1960. José Pires Alfarra, fils de Joao occupa le poste de 1900 a 1922. Négociant, exportateur de grains, il était en association agricole avec des agriculteurs du douar Ababda dans la proche banlieue d El Jadida. Il fut remplacé par José Rosa Béatriz de 1925 a 1930 puis par Henri Mondain de 1931 a 1934 et Francis Jacquety, né a Essaouira en 1873, qui resta dans ce poste jusqu a 1939. Ce dernier reviendra ensuite au même poste de 1945 a 1951 avant qu il ne f»t remplacé par son fils Paul Jacquety en tant que chargé du vice-consulat jusqu a 1959. Paul décéda en 1966 a Aix-en-Provence. Des membres de sa famille résident encore au Maroc et a El Jadida.

Le vice- consulat portugais employait des Marocains musulmans et juifs dans des fonctions administratives et d assistance tels le drogman Chentob Cohen, l interprète Moshé Sabah, le facteur Mohamed ben Rabii Jdidi, le secrétaire Mohamed ben Othmane Amrani et les courtiers Mohamed ben Said Harkati et Haroun Ouaich.

A présent, il existe encore de rares vestiges de ces anciens consulats tels l agence consulaire d Angleterre près de la cité portugaise, l agence consulaire des Etats-Unis d Amérique dans l immeuble Cohen sur la place Hansali et l agence consulaire des Pays-Bas, aujourd hui abandonnée et totalement délabrée, dans la rue Baléstrino. Rue qui, justement, porte toujours le nom de cet ancien agent consulaire.

* Exposé présenté lors de la journée d études organisée le 6 mars 2008, par le Centre du Patrimoine Maroco-Lusitanien et l association Cité Portugaise, sur le thème : « La Cité portugaise : Passé et Devenir. »

 

 

 

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