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Madame Ben Khadra, ministre de l’énergie et des mines a inauguré dans la matinée du 06/01/10 un nouveau terminal de stockage de gaz liquéfiés, butane et propane a Jorf Lasfar, dans un contexte ou les sources d’énergies propres sont de plus en plus utilisés, ce terminal permettra d’augmenter considérablement les capacités de stockage d’ici 2011 et de décongestionner le site de Mohammedia.
Ce nouveau site, qui constitue le plus grand stockage de gaz aérien du Royaume, sera équipé d’un pipeline de 12 ‘’ et aura pour effet immédiat d’améliorer le débit de déchargement des navires. A terme, cet investissement de 340millions de dirhams permettra une réduction considérable des coûts.
Ce grand projet industriel, qui répond efficacement à l’évolution du marché des GPL et qui s’inscrit dans la nouvelle politique énergique nationale, va générer la création de prés de 120emplois directs et indirects.
Notons que le Maroc qui en consommait 200.000 t en 1960 consomme aujourd’hui 2millions t.
S’il y a au Maroc 34 millions de bouteilles de bonbonnes de gaz aujourd’hui, il y en aura 46millions en 2015. La majeure partie de cette augmentation a lieu dans le milieu rural, ce qui a pour effet immédiat une meilleure gestion et protection de la richesse forestière.
La seule « fausse note » à l'actif de notre ministre, c’est qu’à ce jour il n’y a aucune date de péremption des bonbonnes de gaz à une durée de vie indéterminée. Les réparations se font à vue d’œil et au chalumeau dans les usines, ce qui altère considérablement leur résistance. Sans parler bien sur des conditions de transports bien sur. 
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Le port de Jorf Lasfar possède une caractéristique très spéciale. Pour la première fois au Maroc, on expérimente un mode d’agencement nouveau. L’enceinte portuaire est débitée en tranches aussi minces que possible : quais très longs, môles et darses étroites.
En effet, étant donné le coût élevé de la grande jetée, il est apparu essentiel de tirer le meilleur parti de la zone qu’elle abrite afin de retarder le plus possible le moment où les besoins du commerce rendraient nécessaire une nouvelle extension de l’abri.
Ce type d’aménagement présente l’inconvénient de cristallier le dispositif d’exploitation en des formes immuables. Il ne permet aucun remaniement ni adaptation. Aujourd’hui, le port est saturé et rien n’a été planifié pour préserver le futur. Il est pris en tenailles, au Nord par la prise d’eau de l’OCP et au Sud par les installations de la JLEC. Il y a donc auto asphyxie.
Par ailleurs, le site de Jorf Lasfar devait, à l’origine, accueillir un complexe à la fois minéralier et pétrolier.
Le port actuel est donc inachevé, car il reste à faire le terminal pétrolier, lié à l’établissement d'une raffinerie nécessaire pour la production des matières azotées incorporées aux engrais.
En 1975, dès l'annonce du projet, la société Samir réagit fermement et s'oppose avec acharnement à sa réalisation. Son but : conserver l'exclusivité du raffinage du pétrole, monopole qu'elle exerce sur tout le pays à partir de Mohammedia (Fédala). Elle parviendra finalement à détourner l'attention des décideurs et à faire barrage. Pour cela, elle appelle au secours son géniteur, le groupe italien Agip qui fait construire par sa filiale GIS (Groupement Impregilo Sider) un nouveau port à Mohammedia (1980-1984). Le financement s'effectue via l'État italien avec un taux d'intérêt quasiment nul.
Aujourd'hui, il faut rétablir le cours normal des choses : le dossier de la composante pétrolière, toujours à l'ordre du jour, mérite d'être réactivé ; la sécurité de l'approvisionnement du pays en dépend.
Enfin, création récente, Jorf Lasfar est un port sans ville. On prendra soin d'éviter soigneusement l'erreur récurrente de laisser la pression urbaine asphyxier ou paralyser l’activité portuaire. Ce qui suppose une redistribution fonctionnelle des espaces autour d'El Jadida, avec en arrière plan cette question lancinante : sera t elle centre directionnel ou simple ville dortoir pour le complexe ?