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L'objectif que s'assigne cette association est d'assurer la tenue annuelle de ce moussem, initié par l'Association Nass El Comédia à Sidi Bennour en coordination avec la municipalité de la ville.
Cette association s'assigne également pour objectifs de transformer le moussem de la Halka en un rendez-vous annuel pour le divertissement, la mise en valeur des us et coutumes, et la réhabilitation de l'héritage artistique ancestral marocain.
Figuraient au menu de ce moussem organisé sous le thème «L'art de la halka, école de générations», des démonstrations de nombreuses troupes artistiques qui se sont produites sur les places publiques de la ville et l'avenue des FAR, transformée le temps du moussem en un espace d'écoute de contes historiques, d'improvisation de spectacles et de réhabilitation de l'héritage artistique et populaire marocain.
Le moussem, qui a été suivi par plus de 5.000 spectateurs par jour, a connu plusieurs activités artistiques et culturelles, outre la participation de troupes spécialisées dans l'art du conte et de la halka, qui ont instauré une dynamique culturelle conviviale parmi les habitants de la ville de Sidi Bennour qui regorge de potentialités naturelles et agricoles importantes et d'opportunités culturelles, artistiques et créatives remarquables.
Le moussem, auquel a pris part l'acteur de théâtre Saâdallah Abdelmajid comme invité d'honneur, a consacré une partie importante de sa programmation aux enfants à travers notamment la présentation de la pièce de théâtre «Al achkiyae Khams», donnée le 03 avril, au centre culturel et sur plusieurs places de la ville.
Ont participé à ce moussem plusieurs troupes venant de Settat, El Jadida, Safi, Marrakech, outre Aounet, Zmamra et d'autres villes du Maroc.
Le programme du moussem a été rehaussé par la tenue d'un séminaire sous le thème «l'art de la halka», auquel ont participé de nombreux universitaires et chercheurs dont Habib Dayem Rabi, l'acteur de théâtre Saâdallah Abdelmajid et Aboukacem Chebri qui ont mis l'accent sur l'importance de l'art de la halka et le rô_le qu'il revêt en matière de promotion et de développement de l'expérimentation théâtrale.
Les différents intervenants ont été unanimes à affirmer, en cette occasion, que l'art de la halka représente un art populaire ancestral et que le conteur, appelé également en arabe dialectal «hlayki» ou encore «le hakawati», constitue une mémoire historique et populaire forte marquée par une sorte d'improvisation et une certaine forme d'intelligence.
Les participants ont appelé à la préservation de cet art, à traves lequel le public se reconnaît et s'y découvre.
Au programme de ce moussem figuraient également un hommage au conteur marocain Mohamed Bariz de Marrakech, outre des présents symboliques offerts à des acteurs oeuvrant dans les domaines de la culture et des médias, sur les plans local et provincial, dont le dramaturge Houssein Dijiti (directeur de la Maison de la culture à Zmamra), le conteur Azeddine Ismaili, Khattab Abdelaziz Moujib et le président du réseau des associations Mohamed Belidi.
Dans une déclaration à la presse, le président de la troupe Nass El Comédia, Mohamed Boussati, a estimé que le moussem a réalisé ses objectifs en dépit du manque de soutien et de moyens qui lui ont été alloués, affirmant que les prochaines éditions seront marquées par des activités davantage attrayantes et distractives. |
Contrairement à ce l'on pourrait croire, l'oralité est encore bien ancrée dans nos us et coutumes. La preuve, le GSM a trouvé le milieu favorable pour se vendre comme des croissants au beurre!
Mais ce que la "Halqa" nous montre, c'est plus que l'oralité. Il s'agit d'une oralité avec signature (mise en scène, théâtralité mnémotechnique). Donc un effort est concédé pour que l'assistance retienne le message pour le divulguer, à son tour, aux autres, bien sûr si possible. A titre d'exemple, je retiens encore les dires (tenez-vous bien en vers) de Ouled Qarrad depuis 50 ans!! Aussi, je souhaiterai à l'avenir que l'on parle d'oraliture. Les contes que nous racontaient nos grands pères à l'époque où la télé et voire la radio étaient absentes, nous ont été d'un grand intérêt sur le plan culturel et du point de vue orientation de notre vie à la recherche d'une réussite socio-économique.
Pr M. Ettalibi, éditeur du livre de I. Boujenane, l'Agriculture à travers l'Oraliture, Actes Editions, Rabat