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Mahmoud Darwich, Palestinien déchiré, était un immense poète,
reconnu comme tel par le monde entier.
En fait, il INCARNAIT LA POESIE, la vraie, celle qui donne à l'homme
l'extraordinaire pouvoir d'être PLUS FORT QUE LA FORCE,
PLUS FORT QUE LA MORT.
C'est bien pourquoi les poètes NE MEURENT JAMAIS.
C'est bien pourquoi Mahmoud Darwich, dont on annonce la mort,
ne mourra jamais.
Hélas je n'ai été capable de le lire qu'en langue française!
J'enrage que l'”Histoire” m'ait ainsi privé du bonheur
d'apprendre et de comprendre ce qui aurait dû être
ma “langue maternelle” : la magnifique langue arabe!
Mais Mahmoud Darwich pouvait enchanter un public immense,
ne comprenant pas un mot d' arabe,
en «confiant», de belle et vive voix, sur scène, EN ARABE,
ses poèmes de terre, de larmes, de joie, de paix, de coeur et d'âme
meurtris.
Cette belle et vive voix ne cessera pas de nous éveiller.
De nous maintenir en constante alerte.
Non, il n'est pas mort. Mais on pleure.
On ne peut pas s'empêcher de pleurer! |
Salut l'ami !
Ce soir, au café Deauville j'ai parlé de toi à mes amis, entre deux verres de thé à la menthe. Je leur ai transmis tous tes messages de jdidi d'outre-mer, de ce mazaganais dont le cœur est resté accroché aux rochers orphelins de l'ancien casino de MAZAGAN.
J'ai aussi parlé de cet écrivain jdidi de renommée mondiale qui a raconté en pleine conférence à STOKHOLM comment il était fier d'avoir traversé un jour, étant enfant, toute la ville d'El Jadida et durant des heures, habillé seulement d'un maillot de bain et pieds nus. C'était la vraie liberté.
L'autre jour avec mes copins du café, on jouait un match de foot avec les jeunes, il faut dire que nous autres, on nous considère déjà comme des vétérans, un peu comme de vieux mazaganais, ceux-là même qui foulent encore et toujours, de leurs pieds engourdis, le sable de la plage d'El Jadida depuis au moins trente ans. Alors, on jouait au foot sous une pluie battante, une pluie qu'accueillaient nos corps avec un immense bonheur tant elle s'est fait attendre, et j'ai entendu une plainte venue directement des rochers sur lesquels étaient plantés les piliers du Casino. Une plainte marine venue du fin fond de la mer doukkalie et qui nous racontait les peripeties des jdidis rapatriés dans les quatre coins du monde. Là j'ai ordonné à mes coequipiers de cesser de jouer un bref instant, le temps de vous saluer tous et de vous inviter à revenir de temps en temps recoudre les liens ancestraux qui nous lient tous à cette ville magique qu'est El Jadida.
Merci Marcel pour ton article en hommage au grand poete MAHMOUD DARWICH et à bientot.
N'oublie pas que moi et mes amis nous t'attendrons au café DEAUVILLE le café de tous les jdidis d'ici et d'ailleurs.
PS: à propos du café Deauville il est à deux mètres seulement des locaux d site "www.eljadida.ma"