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Actualités El Jadida // Vos inspirations littéraires

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Ajouté le 26 Mars 2010
Par le membre m.ettalibi

 

Pour le Savoir

 

Auteur : M. Ettalibi, Dr Sci.

Eljadida.com

 

 

D'un pied-à-terre coupé de l'univers,
Un terroir à l'envers, je contemplais la mer.
Mes yeux restaient grandement ouverts,
Les réverbères éclairant à revers.

Entre les jeux d'équipes à découvert
Et les études longues, dures comme fer,
J'ai opté pour les secondes pour y voir clair.
L'étang du savoir m'a noyé os et chair.

Bien sûr, le train de vie était trop précaire.
Il fallait coûte que coûte changer d'aire,
Vivre ailleurs, être libre comme l'air
Et s'imprégner de connaissances hors pair.

Dans la foulée, j'ai migré de port en port.
Cela ne m'a point évité de frôler la mort.
Dans mes pérégrinations pour le savoir,
Je vidais mon amertume dans un tiroir.

On a beau faire un nœud à son mouchoir,
Analyser des milliers d'essais et devoir
Trouver, le premier, ce qu'on doit savoir, pouvoir,
Sont les réels défis pour sortir du trou noir.

Avec la bonne volonté et l'espoir,
Un jour, de reconquérir mon fameux terroir,
Je bûchais, alors qu'il faisait encore noir,
Et vidais le laboratoire tard le soir.

Aujourd'hui, je dévoile mon aventure
D'étudiant puis de chercheur sans doublure.
C'était une épreuve de force, dure
Mais très pure, sans aucune forfaiture.

La noblesse de l'info est dans sa mouture
Et celle de l'homme dans son envergure.
Peu importe les couleurs, sans la stature
De l'œuvre, il n'y aurait point de carrure.

Le refuge dans le Savoir et ses mystères,
Même s'il n'emplit pas les poches, rassure
Hélas, au prix d'ineffaçables usures
Dont le murmure fracasse des toitures !

Moussa ETTALIBI, Dr Sci., Rabat le 26 mars 2010

 

 

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Commentaires sur cet article

 

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1. M. Ettalibi (26/3/2010 . Id:8967)

Selon le Hadith du Prophète Sidna Mohammed Que la Prière et la Paix soient sur lui : « Demandez le Savoir du landau au tombeau ».
En effet, l’analphabétisme conduit à l’ignorance qui est le pire ennemi de l’humanité. D’ailleurs, le premier verset du Saint Coran qui a été transmis au Prophète commence par un ordre divin (Sourate 96 Al’Alaq (l'Adhérence), Versets 1 à 5) : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume [le calame], a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas. » (Quran Explorer ou Muslim Explorer 7).
A l’heure actuelle, que constate-t-on ?
Sans Savoir, on ne peut plus avancer ni progresser ni se développer que ce soit pour un individu ou pour un pays !!!
Le développement est jaugé au nombre de dépôts de brevets d’inventions et/ou d’innovations. Le progrès d’une société civile étant l’avers de la médaille, sa décadence est donc son revers.
On ne peut plus se permettre de plagier et encore moins de consommer bêtement. On doit donc inciter à la créativité via la Recherche pour garder la tête haute. Le temps passe, les hommes et les femmes aussi. Pour assurer la continuité, il faut assurer la relève. On doit désormais tabler sur des plans longue durée et ne jamais nous contenter de voir pas plus loin que le bout de notre nez.
Il faut se dire la vérité en face. Nous sommes tous responsables. Alors, pour l’Amour d'Allah, réveillons-nous, assumons et assurons une bonne base à nos descendants pour que notre pays puisse avoir son mot à dire dans le concert des Grands. Le Savoir est un pouvoir.

2. Hasnaoui Mustapha (26/3/2010 . Id:8969)

Waw ! C’est beau, c’est grand.
Je suis l’un de vos fervents lecteur cher Dr. Je vous lis souvent avec un « no comment » en guise de commentaire à chaque fois.
Permettez moi de vous surnommer « Le gladiateur de la rime sur l’arène de la versification ».
Vous êtes le fruit d’une interdisciplinarité frappante qui a fait du chemin.
Ce que j’ai compris de votre beau poème –au risque de trop vulgariser-, c’est LA SCIENCE EN MARCHE.
Les dogmes et les cultes sont un système fermé. Il est sécurisant, d’accord, mais rien n’en ressort, pas d’inventivité possible. Tout a été dit et on a rien à y ajouter. Cela vous rappellera sûrement les principes de la thermodynamique.
Alors que la science est un système ouvert prêt à se renier du jour au lendemain. Ce qui à été admis hier comme postulat, peut être renié le lendemain.
C’est insécurisant comme doctrine pour le commun des mortels, mais la science est et restera pour longtemps l’unique moyen qui nous a fait sortir des cavernes vers ce que nous sommes aujourd’hui.
A la différence d’autres religions très fermées, l’Islam à travers le saint Coran et le Hadith, est un système ouvert, prêt à englober les civilisations passées et futures.
Le Hadith que vous avez évoqué illustre bien ce propos : « Demandez le Savoir du landau au tombeau ».
Ceci étant dit, permettez moi,- en tant que novice inexercé qui n’a rien à vous apprendre cher Dr - de vous faire une proposition :
Essayez la poésie libre. Je suis sur que vous y ferez des étincelles. Vous allez vous libérer de la rime qui étouffe parfois pour accéder au rang des grands phraseurs du genre.
J’ai fait là un copier coller pour vous et pour nos lecteurs :
La poésie libre…
On ne peut pas appeler poèmes les seuls textes obéissant aux règles des formes fixes, présentant des rimes et un nombre de pieds constant. L'écriture poétique ne peut pas être réduite à la versification.
1. Le poème en prose
Dès le XIXme siècle apparaît le poème en prose qui se présente sous forme de courts paragraphes, qu'on appelle souvent des versets.
Le poème en prose se rapproche de la prose sur le plan graphique : le retour à la ligne n'est pas systématique ; il ne comporte pas de rimes.
Mais il demeure un poème : il garde son autonomie de sens par rapport aux textes qui le précèdent ou le suivent ; les sonorités et les rythmes qu'on y trouve sont étroitement liés au sens du texte ; les images y abondent… Bref, forme et fond sont indissociables, comme dans un poème traditionnel.
2. Le vers libre
Le vers libre s'oppose aux normes classiques en abandonnant la régularité métrique : le nombre de syllabes par vers pourra varier, les coupes peuvent être disposées très librement, la rimes disparaît (il s'agit alors de vers "blancs")…
L'unité du vers est maintenue, marquée par le retour à la ligne, mais le nombre de syllabes par vers peut varier énormément et les rimes peuvent être totalement absentes : on appelle cela des vers "blancs". Comme dans les poèmes traditionnels, rythme et sonorités revêtent une grande importance

3. M. Ettalibi (30/3/2010 . Id:8979)

En réponse à Si Mustapha, je me limiterai à quelques remarques me concernant même si cela me gêne eu égard à ma culture basée sur la modestie et la simplicité.
De par ma formation scientifique et mes fonctions de professeur de l'enseignement supérieur en Biochimie et d'éditeur en chef brassant environ 60 disciplines différentes, j'ai appris à observer tout ce qui m'entoure. Curieusement, je suis plus à l'aise quand les choses sont complexes. Je tente à chaque fois de relever le défi. Quand j'ai commencé à écrire des poèmes, c'était au moment où je préparais mes thèses de doctorat de 3ème cycle et de doctorat d'état. Pour meubler mon temps creux, je noircissais des fiches bristol avec des strophes. Je parle de temps creux, car à l'époque, mes journées au laboratoire étaient longues (8 à 14h). En attendant l'arrivée de nouveaux articles concernant mes sujets de thèse ou en attendant la fin d'une manipulation biochimique (souvent longue), je cassais le rythme en faisant de la poésie. J'ai opté très tôt pour le sonnet du fait qu'il répondait à ma vision de scientifique qui fait le diagnostic et passe au traitement. Vite fait, bien fait. Cela répondait à ma situation de chercheur faisant une pause extra-laboratoire. Pour revenir aux fiches bristol, j'avais l'habitude d'accrocher mes récents poèmes sur le cadre de la fenêtre donnant sur mon bureau de chercheur au CNRS de Marseille. Un jour en entrant, j'ai découvert des fiches vierges entourant toute la fenêtre. J'ai compris que mes collègues chercheurs me lançaient un défi. J'ai réussi, Dieu Merci, à remplir toutes les fiches vierges!
Par ailleurs, j'avoue que le grand défi réside dans la rime. Est-ce l'influence des grands noms de la poésie comme de La Fontaine, Musset, Hugo, Vigny,...? En tous cas, je ne suis pas, pour le moment, tenté par la poésie libre.

4. Hasnaoui Mustapha (01/4/2010 . Id:8980)

Autrement dit : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.
Merci, avec tous mes respects, cher Dr Ettalibi.

 

 

 

 

 

 

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