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Actualits El Jadida // Arts et Culture

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Ajout le 17 Novembre 2008
Par le membre m.benazzouz

 

Union des Ecrivains du Maroc, Section d El Jadida, Arts plastique a EL Jadida : Réalité et Perspectives, La parole est aux plasticiens

 

Auteur : M. Benazzouz

Eljadida.com

 

 

 

Entre une activité ou une action d interprétation, de projection, ou d imitation, la conception artistique incarnée, sous ses formes multiples (gravure, peinture, sculpture, photographie etc...) reste et restera, une approche plastique ouverte a toutes les dimensions. Et vouloir saisir, suivre, interroger(!) dans le temps et dans l espace, le chemin ou les chemins qu a parcouru cette approche (qu on a qualifié a tort en tant que mouvement!?) n est autre que le début d une aventure dont les fins sont incertaines. Mais une telle action mérite d être étudiée et mise a l épreuve !

L occasion d un tel péambule, est l organisation de la Conférence Annuelle de La Mémoire d El Jadida, organisée par l Union des Ecrivains du Maroc « Section d El Jadida » au sein de la Médiathèque Driss Tachfini, sous le thème : « Le mouvement de l art plastique dans la Province d El Jadida ; réalités et perspectives ».

Les organisateurs, ont tenu durant les débats ouverts et fructueux a dresser cette toile dont la dimension/la superficie est estimée a 6000 Km, confectionnée par un million de tisserands (chiffre approximatif représentant la population de la Province, brodée par un million de contes et un million d histoires personnelles. C est une toile mythique, formée de tableaux multiples et intégraux. Parmi ceux la, ressort celui, représentant des plateaux et des collines, figuiers, sols riches et fertiles, immenses et vides. Et au nord a Azéma/Azemmour, le majestueux fleuve Oum Rabiaa notre l Euphrate, se mélange avec les vagues bleues et blanches de l Océan Atlantique, dans une symbiose! De l est a l ouest, et au milieu, les innombrables puits et ruisseaux arrosent un patrimoine d anciennes civilisations, zaouïas et marabouts, abreuvant centres et douars, cheptel, faune et flore

A travers cette toile, ont été projetés des idées, des propositions, ont été relatées des expériences, des vies, des souhaits. Mais le salut de reconnaissance a été réservé a ces plasticiens, fils de cette provinces : pour leur abnégation; leurs recherche de particularité, autodidactie et professionnalisme, spontanéité et académie. Professionnels ou amateurs, notoirement connus ou discrets et inconnus, expressionnistes ou disciples de l abstrait, ils nous ont honoré et continueront de le faire.

Une pléiade de professeurs et critiques avait pris part au débat, qui s est axé sur le mouvement plastique au sein de la Province d El Jadida, ainsi que les expériences et parcours de certains plasticiens dont Abdelkrim Al Azhar et la talentueuse Fatima Moutih.

Le débat était pour eux une occasion de s exprimer a leur façon, et pour nous, de comprendre la leçon. La parole est aux plasticiens!

Ainsi, Azzedine Maaizi, nouvelliste, nous révélait, dans son intervention : « Devant l œuvre d El Azhar, le tableau m interpelle et je réalise qu il est plus grand que moi... Renfermant : yeux, néant, étagères d une bibliothèque, bateaux, chiffres, carreaux, nez, bouche, puis encor, yeux, fenêtres ».

Le chercheur, Abdelfettah El Fakid décelait, quant a lui, dans ce que l on a appellé répétition chez El Azhar, une lutte cachée ou le tableau s est transformée en « ring » devant lequel le visiteur, contemplateur, se défendant, est en quête d un « sens » ou d une « essence » de l Homme.

Pour Laila Dardori, chercheuse et écrivaine et a travers une analyse fine, enveloppée dans un lyrisme exceptionnel, de l œuvre de Fatima Moutih, l art est un (indivisible). Le poète est peintre, par excellence, de ses images lyriques jaillissent les vagues des mots. Il est aussi musicien, jouant des mélodies interprétées en mots. Ils sont tous, en quête de l univers complexe de l Homme, univers en perpétuel besoin d être découvert ! Rares sont ces artistes qui allient, inspiration littéraire, maitrise du violon, don des pinceaux et soumission du crayon !

Mais Fatima Moutih fait partie, honorablement et par excellence de ce cercle d artistes. Autodidacte, lisant comme elle respire. N a-t-elle pas écrite a l une de ses amies : « j ai lu tous les livres de notre regretté Driss (Chraïbi) que j ai trouvé très émouvants, j apprécie la sensibilité et la facilité de lecture, la quête de cet homme plongé dans deux mondes si différents qui sont pourtant un seul et même monde. Celui des hommes et de leurs sentiments ». Les poèmes de F. Moutih, nous subjuguent comme ses tableaux nous enchantent. Ils sont pleins d intensité et d authenticité, ils nous permettent d appréhender ce qui relève de l émotion et de l intime. Ses couleurs nous parlent et parlent de notre enfance et de notre « passé simple ». Son style, lui est propre, elle l a puisé dans ses racines de Derb Touil d El Jadida. Elle l a forgé au milieu de ses occupations « ormvadiennes ». Elle est toujours, au service de l Office de la Mise en Valeur Agricole de Doukkala (ORMVAD) et a l écoute des dossiers de ses proches, seigneurs des terres doukkalies ! Elle est héritière de leur amour de la nature, de leur respect ancestral des couleurs (auxquelles ils ont donné des sens) et elle est « oratrice » de leurs lettres ! Et elle est créatrice de ses Lettres.

Ci-joint fragments de ses inspirations accompagnes de la communication de l écrivaine Laila Dardori.

Pour Med El Aadi, sculpteur, son souhait majeur « est de mieux apprendre le langage du silence »; Son œuvre parle toutes les langues et exprimes des sensations multiples. Il a résumé sa position en deux mots. Bouchaib Falaki était allé plus loin dans ses propos en affirmant qu il « ne sait parler qu a ses toiles et en présence des témoins/pinceaux » En sa qualité de plasticien autodidacte, son expérience, lui a démontré le mérite alloué du silence.

Et a El Azhar de répondre, « la pratique artistique, refuse les limites et la soumission; et je ne suis pas en bonne entente avec certains critiques, dont les analyses ne sont que pure fiction! Le monde qui m occupe n est qu attente ! » Lui qui ne parlait que rarement, plaidait aussi pour la cause du silence de l artiste plasticien, a travers son parcours, et par ses pinceaux, ses couleurs ses toiles, El Azhar, repose les questions et dépassent les réponses, ferme des yeux, des portes, mais procède continuellement a une réouverture/redécouverte d autres yeux, d autres portes et fenêtres ! Il ne cache pas, par ailleurs, son désarroi, face a ce qu il considère, a juste titre, l architecture de béton arme envahissante, et l anarchisme dont est victime la couleur de La Ville ! Pour El Azhar l art plastique est un monde mythique et un univers sacre, et qui est régit par des rituels dont seuls les artistes détiennent seuls le secret!

Pour Lahbib Lemsefer et Mustapha Anssari, leur choix était de parler du produit plastique, en tant que « copie culturelle » et « devise » devant être prise en considération dans notre vie quotidienne. Pour eux, comme la plupart des intervenants, il faut mobiliser toutes les infrastructures et l ensemble des acteurs intéressés, au sein du la province d El-Jadida afin de :


  • Créer un « club d artistes plasticiens d El-Jadida » a l instar des autres régions du royaume.

  • Valoriser le produit plastique et les plasticiens d El-Jadida et les intégrer dans le processus du développement culturel économique, touristique et social que connait la province.

  • Ouvrir tous les espaces publiques aux expositions plastiques, afin d attirer le public et l initier a une culture de l esthétique durable.

  • Aménager/ou créer une galerie-musée permanent(e) des arts plastiques, avec la contribution de l ensemble des plasticiens et amis plasticiens d El-Jadida (Ansari avait proposé sa participation avec certaines de ses œuvres et l exemple et a suivre)

  • Organiser de façon périodique, des rencontres, accompagnées d expositions, d ateliers, animés par des plasticiens et critiques reconnus. Et ce au sein de locaux accessibles au large public.

  • Veiller a la publication périodique d une brochure d information, et aussi la création d un site web, devant servir de support médiatique a l activité plastique dans la province d El-Jadida.

  • Reconnaitre ou admettre le rôle des plasticiens dans le devenir de la ville (La Cité) et ses habitants, et ce a travers une concertation élargie (schéma directeur et plan d aménagement, programmes scolaires et ceux relatifs aux animations).


 

 

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Commentaires sur cet article

 

1. mohamed akazzou (21/11/2008 . Id:7192)

Bravo aux organisateurs et aux acteurs de cette manifestation artistique combien prometteuse.
Ceux qui croyaient Eljadida moribonde sur le plan culturel ont maintenant toute les raisons d'esprer
et croire . Merci et...flicitations.

2. fatima moutih (24/11/2008 . Id:7208)

Bonjour M.Benazouz !

Je ne suis jamais satisfaite de mon travail, je doute toujours mais cest ce doute qui fait avancer lartiste . Toujours faire mieux et plus. Une fois jai pos la question mon trs cher ami Hadou Outabiht : Cest a la vie dun artiste jdidi, vivre dans lombre ? Il a rpondu : travaille pour toi., et depuis cest ce que je fais. Bien sur il y a eut des moments de bonheur sous la tutelle de M.Fassi El Fihry ancien gouverneur de la ville dEl Jadida grand artiste et pre de tous les artistes jdidis , mais depuis son dpart nous nous sentons vraiment orphelins ensuite il y eu l handicape de mon ami Haddou Outabiht auteur du livre : Georges Brassens Paul Valry et les autres ..

Ces deux monuments ont marqu intensment ma carrire artistique. Depuis leur dpart je me suis un peu isole. Je noublie pas mes amis journalistes, qui nont pas arrt de me secouer de temps autre dans leurs articles. Ils mont rendu confiance. MM. LMAATI, RAMDANI, JMAHRI, CHARRAF ., M. AARISS ancien dlgu de la culture qui ma ouvert la porte de la tlvision marocaine et le thtre municipal , sans oublier mon ami le grand peintre LOURAK, absent de cette rencontre pour des soins de sant en Sude .

Ce dernier ma toujours pouss de lavant et avait foi dans mon travail. Je noublie pas M. Falaki qui je dois ma premire exposition lhtel Doukkala en lan 2000. Jai une grande pense pour Feu Ecrivain DRISS CHRAIBI qui ma dit un jour : "je ne comprend rien en peinture mais tes tableaux me vont directement au cur". Je noublie pas mon amie Marie paule, artiste-peintre-pote et chanteuse qui est mon guide culturel et artistique, mon ami Jean-Louis Morel pote auteur de deux livres : ( LES MAZAGANELLES ) et (ECLATS DENFANCE A MAZAGAN) actuellement prsident de l'association des anciens mazaganais Narbonne , mon amie Suzane Lafont artiste peintre sur porcelaine mon ami LANZA Bernardo nous avions partag plusieurs pomes dans le coin des potes., Feu MALANKINI qui ma toujours appel PICASSA.

Cher M. BENAZOUZ excusez ce retard car trop mue pour trouver les mots la preuve ces ridicules lignes permettez moi aussi cher ami de conclure ce petit tmoignage par mes remerciements aux deux talentueux et aimables amis : Mme LAILA DARDOURI et M. BENAZOUZ. Sachez fort et bien trs chers amis que je vous serais ternellement reconnaissante de vos si belles et logieuses critiques . Ces honneurs compensent toutes ces annes de silence. Quant aux tableaux je suis une femme de parole et in chaa allah vous les aurez la semaine prochaine accompagns de quelques modestes pomes bien vous avec tout mon respect.. fatima

3. AOUINI NADIA (08/10/2010 . Id:9440)

je suis une grande admiratrice de HADDOU et ce depuis 1975 a PARIS il a fait un sacr chemin ce sahraoui toutes mes salutations a votre quipe et en particulier bravo Haddou amicalement bon courage et du succs

4. lamalif (24/3/2012 . Id:10432)

Il y a un certain temps, j'ai trouv un recueil de soit-disant pomes sous le titre "autodidacte" d'un certain El Bachir Boukhairat. Les acadmiciens et l'Union des Ecrivains d'El Jadida ont fait de la parution de ce "navet" littraire unvnement grandiose tambour battant. En plus de la mdiocrit de ces "pomes", j'ai dcel un plagiat - mot pour mot - sur la personne de Ronsard et autres crivains! Je me demande si nos intellectuels ne sont pas assez lettrs pour dceler un tel vol. Il y va de l'image de marque de certaines institutions au Maroc et El Jadida en particulier...

 

 

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