Villes du Maroc

El Hajeb

Située à la charnière de la riche plaine du Saïs et des premiers contreforts du Moyen Atlas, la ville se trouve à 30 km au sud de Meknès, à 60 km au sud-ouest de Fès, à 30 km au nord d'Azrou, à 70 km au sud-est de Khémisset, et (à vol d'oiseau) à 200 km à l'est de Casablanca. La population urbaine d'El Hajeb est d'environ 22 000 habitants.

Le climat est de type tempéré. Les hivers sont assez froids, et l'on constate des jours de gel en hiver. La pluviométrie moyenne est assez importante 630mm par an, cependant elle reste faible par rapport aux villes avoisinantes plus hautes et plus exposés on note 800 mm à Azrou situé à 30 km au sud ouest et 1200 mm pour Ifrane situé à 30 km au Sud-Est.

L'économie d'El Hajeb est principalement centrée sur l'agriculture (pomme de terre, oignons, tomate...), laquelle fait vivre une bonne partie de ses habitants. Le célèbre fabricant de vin Les Celliers de Meknès cultive son raisin dans la partie du Saïs immédiatement située sous les falaises d'El Hajeb, entre Boufekrane et Meknès.

Un commerce modeste s'est développé dans le centre de la ville : marché aux légumes et aux viandes, boutiques de vêtements, mais très peu d'artisanat local.
Les militaires et les forces auxiliaires contribuent à l'activité économique de la ville.

L'industrie du bois, du tabac et du doum ont fait vivre bon nombre de Hajibis depuis des décennies — il existe d'ailleurs une scierie toujours en activité sur la route de Fès.
Citons pour finir — et comme partout ailleurs — les activités illicites que sont la prostitution ou le commerce du cannabis (produit au nord du Maroc dans la région de Ketama).

La ville d'El Hajeb est traversée du nord-est au sud-ouest par une ligne de falaises séparant les quartiers « d'en bas » (en direction de Fès ou Meknès) de ceux « d'en haut », situés sur le plateau, au sud-est (Cantina, Chiba, etc.) Depuis ces falaises — qui constituent précisément la limite du Moyen Atlas — on peut découvrir un panorama imprenable sur la plaine du Saïs.

Ces mêmes falaises sont par ailleurs trouées d'un certain nombre de grottes. L'entrée de l'une d'elles, nettement visible depuis la route en direction de Fès, ressemble à la gueule ouverte d'un lion. Une autre curiosité : quelques habitations troglodytiques ont été construites au pied même de ces falaises, dans les vieux quartiers situés derrière le marché couvert.

Pour toutes ces raisons, les falaises d'El Hajeb constituent un lieu de randonnée exceptionnel, à quelques pas du centre-ville.
Le tourisme est, pour l'instant, très peu développé à El Hajeb. Il est permis de s'en étonner si l'on considère les nombreuses potentialités que renferment cette cité et ses environs immédiats.

La ville en elle-même offre déjà un certain nombre de curiosités, certes modestes, mais qui ne demandent qu'à être mises en valeur pour constituer un projet de visite ou d'excursion. Citons l'avenue Hassan II et les vieux quartiers (en cours de rénovation), la kasbah, le quartier Cantina, le grand marché du lundi, etc.

Mais les véritables richesses sont un peu à l'extérieur : tout d'abord la célèbre falaise ; ensuite, les non moins fameuses sources ; l'immense plateau au sud-est, premier escarpement du Moyen Atlas ; sans oublier bien sûr la proximité immédiate de la riche campagne du Saïs.

Ajoutons à tout cela les traditions berbères, encore très vivaces dans toute la région : fantasia, ahidous, musique berbère, poésie amazighe, etc.